"Autre nécessité, selon le Fonds : accroître la "flexibilité" du marché du travail en réduisant le fossée entre contrats permanents et emplois précaires.". Autant dire qu'il faut ne faire que des emplois précaires en étant très flexible et transformant le travailleur en objet qu'on utilise au gré des vents du marché.

"Les entreprises ne sont pas autorisées à licencier leur personnel pour accroître leur bénéfice, seulement pour les maintenir", regrette le Fonds.. Encore, si les bénéfices étaient réinvesti, il serait possible de discuter. Mais là, les bénéfices ne vont essentiellement qu'aux actionnaires, donc il n'y a pas à discuter : s'il y a bénéfice, c'est qu'il y a moyen de garder le personnel, il faut donc interdire le licenciement dans ces conditions. Les entreprises ne sont pas que des outils à faire des bénéfices : elles ont un rôle social que le FMI - comme le MEDEF - a oublié. Une entreprise, pour avancer, a besoin d'employés. Sans employés, une entreprise n'est rien : les chefs et dirigeants n'ont pas l'air de s'en rendre compte.

"Le FMI souhaite également que soit mis fin au "cercle vicieux" par lequel l'Etat puise dans le budget pour garantir des salaires minimum jugés trop élevés.". La boucle est bouclé. Payons les salariés à 200€ par mois (je sais, je suis vraiment trop généreux), construisons plein de ponts (il faut bien protéger les salariés la nuit), et aussi des grosses banques pour mettre tout le pognon des gens du FMI et des actionnaires plein aux as.

Faudrait voir à ne pas abuser des conseils du FMI. Quand il aura rempli sa tâche première, il pourra se permettre de dire aux états ce qu'ils devraient faire ou ne pas faire. En attendant, on pourrait d'ailleurs commencer par supprimer le FMI, qui - lui - gaspille notre argent, et a fait entrer dans un cercle vicieux bien des états du monde entier.